Amarantes du Sénégal (Red-billed firefinch, Lagonosticta senegala), couple atypique, Shinde, Delta de l'Okavango, Botswana-7361

Amarantes du Sénégal (Red-billed firefinch, Lagonosticta senegala), couple atypique, Shinde, Delta de l'Okavango, Botswana-7361
Amarantes du Sénégal (Red-billed firefinch, Lagonosticta senegala), couple atypique, Shinde, Delta de l'Okavango, Botswana-7361 On retrouve chez chacune de ces 2 autres Amarantes la mandibule supérieure sombre (gris bleu chez la femelle et presque noire chez le mâle) qui, seule, tranche avec la description classique de l'Amarante du Sénégal dont tous les autres traits sont présents. Après de longues recherches dans diverses sources dont les sites de Oiseaux.net et de Birds of the world du Cornell lab of ornithology, le phénotype de ces oiseaux ne correspond à aucune des 6 sous-espèces de l'Amarante du Sénégal, dont senegala, la sous-espèce "nominate" (référence), et rendalli, la sous-espèce la plus spécifiquement observée au niveau du delta de l'Okavango: leur bec est toujours décrit entièrement rouge ou rose, hormis la possibilité d'arêtes et de bords noirs. Il ne répond pas plus à celui des 8 autres espèces d'Amarantes: l'Amarante à ventre noir (Black-bellied firefinch, Lagonosticta rara) a bien le même bec bicolore, mais son bas-ventre et sa région sous-caudale sont d'un noir profond, ce qui n'est manifestement pas le cas de nos oiseaux. De plus sa distribution se situe beaucoup plus au Nord que le Botswana. Deux autres Estrilidés ont aussi un bec bicolore du type de celui de nos Amarantes (l'Astrild à ventre jaune, Yellow-bellied waxbill, Coccopygia quartinia, et l'Astrild à joues noires, Swee waxbill, Coccopygia melanotis), mais le reste de leur phenotype est inconfondable avec celui de l'Amarante du Sénégal. La possibilité d'un tel bec bicolore chez l'Amarante du Sénégal mériterait donc d'être mentionnée dans les guides ornithologiques.